Histoires & Souvenirs

Collecteur de mémoires

Marguerite

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Née le 14 décembre 1922

A La Rochelle ( Charente Maritime )

 

Nous avons habités le village de Cornebarrieu, à dix kilomètres de Toulouse. Mes parents étaient natifs de ce village.

C’est à Cornebarrieu que j’ai rencontré mon mari. En me promenant le dimanche, en petits groupes entre jeunes gens et jeunes filles. Du coup je me suis mariée. Après mon mariage nous sommes restés sur Toulouse.

En ce temps-là, j’étais sténodactylo, secrétaire. Puis après, une fois que nous nous sommes mariés, nous avons ouvert une fabrique de bonneterie. C’était du tricotage mécanique. Je faisais des patrons et je coupais avec des ciseaux électriques. Il ne fallait pas laisser les doigts sous les ciseaux surtout. Après nous avons pris des ouvrières. Nous en avons eu jusqu’à 18. C’était une petite fabrique. Nous avons fait cela jusqu’à la retraite.

Nous avons eu trois fils. J’ai toujours désiré avoir une fille, au moins une. Nous avons eu trois garçons. Nous habitions rue de la Pomme, dans le centre de Toulouse et puis ensuite à Saint-Martin du Touch. Là, nous avions la place pour la fabrique. Nous avions une grande maison et nous avons transformé la bergerie qui était attenante en atelier. C’était une grande maison de 14 pièces. Il y avait une cuisine de 50 m². Comme j’étais trop occupée à l’atelier pour les patrons et la coupe nous avions une femme de ménage et même une bonne pour faire à manger.

Mon mari m’avait dit 100 000 fois de passer le permis parce que je ne l’avais pas et qu’il fallait à chaque fois qu’il m’amène ici et là et il n’avait pas le temps. C’était un homme qui n’avait jamais de temps. Jamais de temps à perdre. C’était un homme vaillant.

Un jour un ancien voisin de mes parents, c’était un petit bonhomme tout menu qui était tout seul,  nous a dit : « Ecoutez, si vous voulez bien de moi, vous me logez dans une pièce, dans un coin, cela me suffira et je ferai les commissions, je vous conduirai au village chaque fois que ce sera nécessaire. Vous pouvez me demander ce que vous voulez ». Derrière notre maison il y avait deux maisons que l’on ne voyait pas et deux hectares et demi de terrain. Nous l’avons donc logé dans une des maisons.

À la fin mon mari était très fatigué alors nous avons arrêté la fabrication, nous avons tout vendu et nous avons ouvert notre bonneterie parce que mon mari était bonnetier. C’était dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse. Bonnetier, c’est tout ce qui est tricot. Nous avions les métiers à fabriquer et nous vendions les objets c’est-à-dire les marinières, des tricots, des cardigans, des vestes.

1 Comment

  1. Histoires-et-Souvenirs

    4 mai 2016 at 13 h 41 min

    Le texte de Marguerite a été collecté lors d’un premier projet avec le foyer logement du Ronquet à Sorgues (84700) en 2012.

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