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Laurence
 | | Née le 07 mars 1975 à Nimes (30) |
Ma ptite auberge espagnole ! |
 | | Cela se passe au fin fond de l'Andalousie.... Dans le midi de la France ;) Et dans ma petite enfance... Les souvenirs les plus merveilleux se sont passés dans ce lieu, le mazet de mon tonton. Un endroit calme et serein, perdu au milieu des pins. Une p’tite maisonnette vraiment chouette. Calme... Que les cigales, un pur régal ! Sauf les week-ends... Où déboulait toute la famille d'Andalous, bambins sous les bras, et c'était à chaque fois parti pour une énorme fiesta ! Et quelle fiesta ! ! ! Guitare à la main pour certains, tous assis par-ci, par-là, pour écouter les beaux refrains. Oh, nous étions bien, au complet, une centaine ! C'est que les Andalous, quant ils font des bambins, ben c'est pas rien ! Ils ont le sang chaud, c'est bien connu ! C'est pour ça que nos tantes ont toutes un gros... cul ! Mais elles le bougeaient bien. Fallait s'occuper des hommes et de leur estomac ! Le ventre et le bas-ventre... La bouffe et les pirouettes ! Les Andalous, de vrais poètes. |
Tonton avait même fabriqué une arène. Alors nous, on jouait au toro et matador. Faut dire qu'on adorait ça ! L'habit de lumière était là pour nous donner des cours... Ce vrai petit trésor, cet homme en or... Rivière pas loin, on allait prendre des petits bains... A l'époque, on avait même le droit de faire cuire des merguez à cet endroit. Les gens n'avaient pas peur ! C'était autorisé, la nature on l’a toujours respectée... Chez les Andalous c'est sacré, c'est elle qui nous aide à respirer, faut surtout pas l'oublier... Entre gosses, on se faisait des ptites blagounettes, pas bien méchantes ! Mais c'était vraiment chouette. Ma préférée était celle du : "Mais où est passé mon caca ?"... Ben ouaip, pour les besoins, on se cachait derrière les buissons. Donc dès qu'un bambin voulait se soulager, on le suivait en cachette... Une fois accroupi, on se mettait derrière lui. Ptite pelle à la main placée sous son popotin. Sa selle finie, on enlevait la pelle, toujours bien cachés derrière les buissons... Et quel est le réflexe d'un bambin quant il a fini ses besoins ? C'est de regarder son chef d'oeuvre ! ! ! Ben là, il y avait plus rien. Imaginez la frimousse du gamin ! Il se barrait en courant et nous le regardant, on était morts de rire ! Et on a fait bien pire ! La nuit tombante, on plantait dans le terrain de tonton nos tentes. Musique, fou rire, danse ! Une sacrée bonne ambiance ! Pas d'heure pour dormir, pas de règles... Juste celle d'être heureux... Merci tonton, tata pour ces moments merveilleux.
Dans mon zoeil il y a une larmette, alors j'arrête ! C'est aussi ça ma ptite auberge espagnol... |
| | Cela se passe au fin fond de l'Andalousie... Toujours dans le midi de la France. Les Tías, ces gros tas (les tatas aux gros popotins) sont les pires femelles qu'il m'ait été donné de connaître... D'une méchanceté ! Même pas vous imaginez ! Vous voyez les méchantes de Cendrillon ? Les mêmes thons. De vraies sorcières aux gros derrières. J'insiste sur leurs popotins parce que vraiment là, y a pas rien. Même pas elles passent la porte d'Aix. C'est vous dire... Je suis sûre que leurs fesses ont pompé leurs cervelets. Parce que lui, par contre, il est tout riquiqui...
Ces souvenirs d'enfance ne me mettent pas en transe. Alors aujourd'hui je balance. Et je me tape de savoir ce qu'elles en pensent.
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Ben, imaginez-vous que moi, je suis Cendrillon. Ben vlà, c'est à peu près la même histoire. Je sais pas, elles devaient être jalouses de mes neurones. Parce que lorsque le bal arrivait, elles faisaient tout foirer. Mais pour moi, y a jamais eu une fée pour venir me sauver ! Ni de carrosse, ni de citrouille. Non, non, je me débrouillais dans mon merdier. Mes Tias, ces gros tas jubilées à l'idée de raconter des choses immondes à mon sujet, des choses d'un autre monde. Alors déjà le patriarche savait : Qu'à dix ans, j'étais alcoolique................... il me récita tout les versets bibliques. Qu'à onze ans, j'étais plus vierge............... il alla brûler un cierge. Qu'à douze, j'étais la p’tite voleuse..............il alla réciter une prière pieuse. Qu'à treize, je me droguais....................... Là, directos chez le curé. Qu'à quatorze, je faisais le trottoir..............plus besoin de Bon Dieu, plus d'espoir !!! Et un p’tit alléluia pour le papa !!! C'est le génycologue et le docteur qui le firent ressusciter ! Pauvrette, il en a eu des coups au coeur mon padré...C'est que les toubibs ont dû lui prouver, ben que tout ça, c'était pas vrai ! Ha ces tias, ces gros tas ! Ben faut croire que Jésus il existe... Parce que leurs vies sont maintenant un peu tristes. On se voit que pour les occasions… Les enterrements. Ils faut toujours qu'elles sortent leurs grands jeu, genre "y a que moi qui l'aimait le papé ! Non ! C’est moi qui ai tout fait pour lui ! Non, c'est à moi ce qu'il reste de lui" etc. etc. etc... Tout ça, bien sûr, devant le curé et tout et tout. La grande classe, les Andalous ! Ce qu'elles ne supportent pas, c'est lorsque leur futur ex mari me trouve jolie. Alors là catastrophe ! J'les plains ces beaufs ! Ils doivent passer un sale quart d'heure, peuchère. Ah mes tias... Ben, si elles étaient pas là... Elles ne seraient pas là, et je m'en porterais pas plus mal. Moi, mes cousines, cousins, frères soeurs, bref elles servent à que dalle !
J'avais promis de faire leur portrait, c'est fait ! Et tout est vrai ! |
 | | Cela se passe au fin fond de l'Andalousie... Et cette fois c'est pour de vrai. Un ptit voyage au coeur de Pozo de los Fraïles (Le puit des Frères). Une virée à quatre, ma cousine et son mari, moi et mon futur ex... Que du bonheur ! L'Andalousie profonde.... Quel paysage ! ... Le dépaysement total ! Parce que justement il n'y a pas de paysage.... Rien à perte de vue, si ce n'est un ou deux cactus, si on avait su...... On serait pas v'nu ! |
Arrivés dans le bled où vivait mon pépé, cousine et moi étions comme des folles ! Whaou que c'est beau ! Sauf que c'était super moche.... Mais fallait bien motiver les troupes, on était là pour quelques jours... Vu ce que débitait sur le sujet nos compagnons, valait mieux être sourd. Tous les quatre rentrons dans une toute petite épicerie, histoire de s'alimenter un peu. Et là, quelle surprise en voyant qu'un vin portait notre nom ! Cousine et moi sortons la bourse et c'est parti pour l'achat de quelques litrons. Du vin portant notre nom ! On aurait dit deux ptites folles au milieu de tout ce pinard ! Du blanc, rouge, rosé, papa allait être super content, le veinard !
Sur la terrasse d'un café, nous attendions nos hommes, qui eux s'étaient chargés de l'alimentaire. On les voit sortir en riant, pliés en deux, pleins de sacs à la main. On leur demande de nous faire partager ce moment d'ivresse et là... Les voilà qu'ils nous sortent une tonne de papier cul. A notre nom. Et de nous dire que nos padrés seraient content de savoir également qu'une épaisseur triple existait à leur effigie. On leur demande de garder le secret et avons eu du papier cul pour l'éternité... Bon faut dire que nous étions partis pour trouver l'origine de notre nom. Et pour cela, fallait trouver l'acte de naissance du pépé. Nous sommes donc parti chez le curé. Existais tous les frères et soeur de celui-ci, bien entendu sauf lui. Donc pour notre identité c'était raté ! Dans le village, pas grand chose à visiter. Alors ben nous on est allé voir le cimetière, histoire de savoir si des ancêtres étaient sous terre. Ben là encore une belle surprise... Toutes les tombes portaient notre nom. A croire que dans ce village, tout le monde couché entre eux, histoire de garder notre jolie patronyme. Ces Andalous ils sont trop fort, il y avait plein de tombe vide, ils construisent tous à la naissance leur futur maison d'après vie, je les trouve un peu morbide sur ce coup là. Enfin sur tout les coups d'ailleurs, parce que n'importe qui que tu croises là bas, ils sont tous habillés en noir. Et oui, un Andalou à la base, c'est super triste, faut pas casser le mythe. Aïe Aïe Aïe !!!!!!! Ils ont toujours mal..... Et puis ils ont des sales caractères. Je crois même que j'ai failli me battre avec une serveuse parce que ça ne lui a pas plus que j'lui dise que mon steak n'était pas assez cuit. Elle m'a dit des milliers d'injures dans cette langue qui m'est pas vraiment familière, alors ben quant on comprends pas on se lève, on joue au regard noir, vous savez, celui que mon padré me faisait quant j'étais petiote et qui me faisait pissé dans ma culotte. Et là, soit elle comprend qu'on fait parti de la même confrérie, soit... elle a compris. Nous sommes reparti un peu... non, super content ! De partir et de retrouver notre Andalousie à nous, notre midi, avec nos pins et nos cigales, c'est ça qui nous régale !
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Texte collecté lors de notre concours d'écriture "mes histoires, mes souvenirs" 2009 |
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| Auteur |
Conversation |
| demian |
Posté le: 6/5/2010 12:09 Mis à jour: 6/5/2010 12:09 |
Webmestre   Inscrit le: 23/12/2008 De: Envois: 159 |
 _RE Laurence Ce texte vient du concours d’écriture organisé par Histoires et Souvenirs début 2009. Et encore merci à tous les participants.
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En vedette !
 | | Né le 24 novembre 1989 à Carpentras (84) |
Article au hasard !  | | Marguerite dite Cigale Née le 21 février 1928 à Avignon (84) |
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